Publié à l'origine en anglais,  
par Zion's Hope Ministries
Traduit en français avec autorisation. 

Enlèvement et colère – Cinquième partie 
Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10 
(Version française de Rapture and Wrath, Part 5:“And I Saw Another Mighty Angel” –
Revelation 10, autorisée par Zion’s Hope Ministries)

par Marvin Rosenthal et David Rosenthal, 15 août 2025

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Deuxième partie : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Troisième partie : Le sceau sur ses serviteurs et le salut des saints
Quatrième partie : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre

Information sans prix

Le chapitre 10 du livre de l’Apocalypse s’ouvre sur un énoncé puissant, si bien que, n’étant pas prêts, le lecteur et la lectrice sont pris par surprise. C’est comme si le chapitre n’avait pas d’appartenance, telle une intrusion dans le texte qui en brise l’uniformité et la continuité. Toutefois, l’information qu’on trouve dans ce chapitre, au sujet de la venue de Christ et de la fin des âges, est sans prix pour les citoyens du ciel.

Au chapitre 8, l’apôtre Jean a vu sept anges à qui l’on a donné sept trompettes. Avec chaque son retentissant de chacune des trompettes, un jugement dévastateur du jour de l’Éternel a frappé la Terre. Les jugements accompagnateurs des six premières trompettes sont décrits aux chapitres 8 et 9.

Nous ne pouvons pas déterminer à quel moment débutera la séquence des jugements, ni le temps qui doit s’écouler entre les jugements associés à chacune des trompettes. Toutefois, une bonne compréhension de la séquence et de la chronologie du livre de l’Apocalypse suggère que les jugements des trompettes dureront entre douze et vingt-quatre mois, alors que la septième trompette signalera la fin de la soixante-dixième semaine de Daniel (les derniers sept ans de l’ère actuelle de l’histoire de l’humanité). L’impact des jugements des trompettes sur la Terre sera sans précédent, catastrophique et au-delà de toute compréhension humaine.

Cependant, la septième trompette ne sonne pas au début du chapitre 10, tel que nous l’anticiperions normalement ; nous avons plutôt droit à une intrusion dans la séquence des trompettes.

Plus tôt dans le livre de l’Apocalypse, nous avons eu droit à une situation analogue, soit entre la rupture du sixième et du septième sceaux. Après que le sixième sceau eut été brisé (Apocalypse 6. 12-17), Dieu a imposé une intrusion dans la séquence pour informer l’humanité concernant deux événements importants : (1) 144 000 Juifs devaient être scellés (7. 1-8) et (2) l’Église serait enlevée avant la rupture du septième sceau (7. 9-14).

Les 144 000 Juifs seraient scellés et protégés, afin de constituer les premiers fruits d’une multitude de gens qui seraient sauvés pendant le jour de l’Éternel et qui entreraient dans le royaume millénaire (1000 ans) (Apocalypse 7. 1-4 ; 14. 4). Dans le cas de l’Église enlevée, soit la grande multitude dans le ciel en Apocalypse 7. 9-17, Dieu a promis à ses fils et à ses filles qu’ils seraient exempts de sa colère (1 Thessaloniciens 1. 10 ; 5. 9). Par conséquent, ils seraient transportés dans la sphère céleste avant que la colère de Dieu frappe la Terre (1 Thessaloniciens 4. 16, 17).

L’ange puissant

Maintenant, Jean dirige son attention vers cette seconde intrusion, laquelle commence au chapitre 10, entre les sixième et septième trompettes, sur les mots suivants : Je vis un autre ange puissant, qui descendait du ciel, enveloppée d’une nuée ; au- dessus de sa tête était l’arc-en-ciel, et son visage était comme le soleil, et ses pieds comme des colonnes de feu. — Apocalypse 10. 1

L’identité de cet ange a fait l’objet de longs débats. Certains érudits croient qu’il s’agit d’un être angélique, alors que d’autres croient que l’ange est une manifestation de Christ. Une majorité de commentateurs adoptent le deuxième point de vue, en insistant qu’il s’agit d’un être angélique puissant d’un rang élevé. En défense de ce point de vue, ils soulignent qu’il est dit de lui qu’il est « un autre ange puissant ».

Le terme « autre » (« allon » en grec) veut habituellement dire « un autre du même genre ». Par conséquent, ces commentateurs argumentent que cet ange, comme les autres, est une créature créée et qu’il ne peut être divin. Cependant, « allon » ne veut pas nécessairement dire « un autre du même genre ». Dans ce cas-ci, Jean peut simplement différencier cet ange des sept autres à qui l’ont a donné une trompette pour en sonner (Apocalypse 8. 2).

Cet ange a aussi juré :
Et l’ange, que je voyais debout sur la mer et sur la terre, leva sa main droite vers le ciel, et jura par celui qui vit aux siècles des siècles, qui a créé le ciel et ce qui s’y trouve, et la terre et ce qui s’y trouve et la mer et ce qui s’y trouve, qu’il n’y aurait plus de délai.   — Apocalypse 10. 5, 6

Ceux qui croient que cet ange puissant en est un de haut rang argumentent que ce serment serait inapproprié de la part de Jésus devant son Père céleste. Par contre, leur argument est nullement convaincant. Des théologiens ont depuis longtemps enseigné que le Père, le Fils et l’Esprit Saint sont tous de la même substance (ou essence) mais distincts en subsistance (séparés l’un de l’autre).

De plus, chacun d’eux joue un rôle différent dans l’histoire de la rédemption. S’ils sont sur le même pied d’égalité et tous trois éternels, leurs fonctions sont distinctes. Le Père a planifié le salut, le Fils l’a acheté, et l’Esprit Saint l’a traité. Au sujet de Christ aux temps de la fin, l’apôtre Paul a écrit :

Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir réduit à l’impuissance toute domination, toute autorité et toute puissance.   —1 Corinthiens 15. 24

Le Seigneur a fréquemment informé ses disciples du fait que, comme Fils de Dieu, il était subordonné à son Père, qu’il n’était pas venu pour faire sa volonté mais celle de son Père qui l’avait envoyé (Jean 6. 38, 39). Paul a enseigné qu’au moment où Christ prendra les rênes de la Terre, il offrira le royaume à son Père. C’est exactement ce qui transpire du serment de l’ange puissant qui a dit qu’il n’y aurait plus de délai. Au moment où retentira la septième trompette, Christ revêtira le manteau du Roi de la Terre.

Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles. — Apocalypse 11. 15

Certains commentateurs suggèrent que cet ange puissant ne peut pas être Christ, parce que cela constituerait l’unique référence à Christ comme ange dans tout le livre de l’Apocalypse. Pour d’autres encore, l’ange puissant d’Apocalypse 10, verset 1, est le même ange puissant que celui d’Apocalypse 5, verset 2.

Dans les deux cas, il ne s’agit que de la spéculation. Parce qu’on ne trouve aucune autre référence dans le livre de l’Apocalypse à Christ comme un ange, cela n’exclut pas le fait qu’il soit « l’ange puissant » d’Apocalypse 10, verset 1. Et il n’existe aucune preuve exégétique qui permet de relier « l’ange puissant » d’Apocalypse 10, verset 1, à celui d’Apocalypse 5, verset 2, donc annulant l’affirmation selon laquelle cet « ange puissant » est divin.

En soutien du point de vue que cet ange puissant, c’est Christ, des commentateurs citent les preuves suivantes :

Premièrement, dans un certain nombre de textes de l’Ancien Testament, le Christ est clairement associé à l’expression « l’ange de l’Éternel » (Genèse 16. 7 ; 22. 11-18 ; 31. 11-13 ; Exode 3. 2-5 ; Nombres 22. 23-25). Par conséquent, la manifestation de Christ dans les Écritures sous l’apparence d’un être angélique n’est rien de nouveau. Deuxièmement, les mots et expressions sont utilisés ailleurs au sujet de la déité : il est enveloppé de nuées (Psaumes 104. 3 ; Daniel 7. 13), environné (ou couronné) d’un arc-en-ciel (Apocalypse 4. 3), son visage est comme le soleil (Apocalypse 1. 16), et ses pieds sont comme des colonnes de feu (Exode 13. 21, 22).

Troisièmement, l’arc-en-ciel qui coiffe la tête de cet ange puissant est semblable à une couronne ou à un diadème. Après le déluge universel, Dieu a conclu une alliance avec Noé à l’effet qu’il ne détruirait plus jamais la terre de cette façon, et il a confirmé l’alliance en plaçant son arc-en-ciel dans le ciel. Dieu a parlé à Noé et il lui a dit :

J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre… J’ai placé mon arc-en-ciel dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre… et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair. — Genèse 9. 11, 13, 15 

Dieu a promis, en concluant cette alliance, que jamais plus il ne détruirait le monde par un déluge. Par contre, il a annoncé qu’il détruira un jour la Terre par le feu. L’apôtre Pierre, en discutant du jour du Seigneur, a dit :

Mais, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies… Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elles renferment sera consumée. — 2 Pierre 3. 7, 10

Comme le déluge du temps de Noé, la destruction de la Terre n’en était pas l’anéantissement, il en sera de même au jour de sa destruction par le feu, au jour du Seigneur. Dans les deux cas, la vie a continué et elle continuera après la destruction de la Terre.

Noé et les membres de sa famille ont survécu au déluge et ils ont ensuite peuplé la Terre. Ceux et celles qui refuseront la marque de l’Antichrist, après l’enlèvement de l’Église, et qui survivront au jour de l’Éternel, entreront dans le royaume millénaire (1000 ans) avec des corps mortels, et ils peupleront de même la Terre à nouveau.

Quatrièmement, il est dit au sujet de cet ange puissant qu’il « posa son pied droit sur la mer, et son pied gauche sur la terre » (Apocalypse 10. 2) ; le geste était délibéré, et il est d’une grande portée. Poser son pied quelque part peut signifier la prise de possession de l’espace où le pied est posé. Dieu a dit à Abraham :  « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car je te le donnerai »  (Genèse 13. 17).

Dieu a dit à Josué :
Moïse, mon serviteur, est mort ; maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que je donne aux enfants d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l’ai dit à Moïse. — Josué 1. 2, 3 

Le chevauchement de la mer et de la terre illustre puissamment l’objectif de posséder la Terre entière. Il n’existe aucune preuve que l’ange puissant ait agi à la faveur de quelqu’un d’autre ; il semble avoir agi ainsi pour lui-même. C’est précisément ce qui se produit lorsque sonne la septième trompette, alors que Christ assume le contrôle total de la Terre (Apocalypse 11. 15, 17).

Cinquièmement, au cours de cette période d’intrusion divine entre la sixième et la septième trompettes, les deux témoins sont appelés à prendre place sur la scène centrale. Ils constituent des participants majeurs dans le drame qui va se jouer dans les derniers jours. Au sujet de ces deux témoins, Jean a écrit : 
On me donna un roseau semblable à une verge, en disant : Lève-toi, et mesure le temple de Dieu, l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis extérieur du temple, laisse- le de côté, et ne le mesure pas ; car il a été donné aux nations, et elles fouleront aux pieds la ville sainte pendant quarante-deux mois. Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.  — Apocalypse 11. 1-3

Contextuellement, si la version King James de la Bible l’a traduit correctement, il est clair que c’est « l’ange puissant » qui s’adresse à Jean en Apocalypse 11, versets 1 et 2. L’ange déclare :  « Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours » (Apocalypse 11. 3).

C’est aller un pont trop loin de croire qu’un ange, même un ange puissant, en parlant des deux témoins qui jouent un rôle majeur aux temps de la fin, dirait qu’il s’agit de « ses témoins », à moins que cet ange soit Dieu et que les deux témoins soient ses serviteurs. On ne peut être dogmatique quant à l’identité de cet ange puissant, mais, somme toute, je crois que les preuves favorisent l’identification de l’ange puissant au Seigneur Jésus. Ce qui est certain, c’est que son message est d’une grande importance et que son timing est précis. 

Le petit livre

Alors que Jean continue de décrire ce qu’il voit, il remarque un petit livre dans la main de l’ange puissant (Apocalypse  10. 2). D’un point de vue technique, il ne s’agit pas d’un petit livre mais d’un rouleau, parce que l’on ne produisait pas de livres à cette époque. Il s’agissait probablement de la peau d’un animal, avec quelque chose d’écrit sur la surface polie de la peau, à laquelle on donnait la forme d’un rouleau.

À deux reprises, Jean a attiré l’attention sur un « petit livre » (Apocalypse 10. 2, 9). Les gros rouleaux, requis pour de plus longs messages, étaient confectionnés à partir d’un certain nombre de peaux cousues ensemble, ce qui offrait une surface d’écriture plus grande. Le fait qu’il s’agisse d’un « petit » rouleau ne signifiait pas que le message n’avait pas d’importance, mais seulement qu’il s’agissait d’un court message.

Jean a aussi observé à deux reprises que le rouleau était ouvert (Apocalypse 10. 2, 8). Les rouleaux étaient parfois sécurisés à l’aide de sceaux, et ces derniers devaient être tous brisés pour permettre l’ouverture du rouleau. Ce petit rouleau était déjà ouvert, ce qui signifie probablement qu’il n’était scellé d’aucun sceau. Moins possible quoique plausible, le rouleau était peut-être déjà dénoué dans la main de l’ange puissant. Lorsqu’on s’arrête à ce que Jean a vu, soit un ange puissant, enveloppé d’une nuée, couronné d’un arc-en-ciel, le visage comme le soleil, ses pieds comme des colonnes de feu ayant un empâtement si large qu’il est capable de chevaucher à la fois la mer et la terre, il est remarquable que Jean ait même remarqué le petit rouleau et attiré l’attention de ses lecteurs aux détails le concernant. Le fait qu’il ait agi ainsi souligne l’importance qu’occupait le rouleau dans la pensée de l’apôtre.

Tel que certaines personnes ont voulu conclure, ce rouleau n’est pas le même que tenait dans sa main droite celui qui est assis sur le trône ; ce rouleau-là était écrit en dedans et en dehors, et il était scellé de sept sceaux. Ce rouleau n’était pas petit, il n’était pas ouvert, il était exceptionnellement scellé de sept sceaux, et seul quelqu’un qui en était digne avait le droit d’en briser les sceaux et de l’ouvrir.

Le rouleau du chapitre 5 scellait les droits de propriété de la planète Terre. Il incluait la rupture des sept sceaux, le retentissement de sept trompettes et le déversement de sept coupes comme partie prenante du processus de conquête de la Terre des mains de Satan.

Le rouleau du chapitre 10 inclut l’arrivée en scène des deux témoins d’Apocalypse 11 et leur ministère au cours de la seconde moitié (3,5 ans) de la soixante-dixième semaine de Daniel. Alors que l’ange puissant se tenait debout à la fois sur la mer et sur la terre (symbole de propriété de la Terre), tout en tenant un petit rouleau dans sa main, il prêta un serment à quatre volets (Apocalypse 10. 6) : 

  1.  Il a juré par Celui qui vit aux siècles des siècles ;
  2.  Il a juré par Celui qui a créé le ciel et ce qui s’y trouve ;
  3.  Il a juré par Celui qui a créé la terre et ce qui s’y trouve ;
  4.  Et la mer et ce qui s’y trouve.

Il a prêté serment par le nom de Celui qui vit éternellement et qui a créé toutes choses, et qu’est-ce qu’il a juré ? Il a juré « qu’il n’y aurait plus de délai », non que le temps tel que nous le connaissons viendrait à sa fin, mais que, « il n’y aurait plus de délai ».

Le royaume messianique pour lequel des femmes et des hommes droits ont prié, lequel ils ont cherché, dans lequel ils ont placé leur espérance, et lequel ils ont tant désiré, est sur le point de passer à l’histoire avec le retentissement de la septième trompette.

 Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui  disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ, et il régnera aux siècles des siècles. — Apocalypse 11. 15

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Deuxième partie : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Troisième partie : Le sceau sur ses serviteurs et le salut des saints
Quatrième partie : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
Cinquième partie : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10

letempsestcourt.org

QUI  SOMMES-NOUS?

Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, 
pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre. (Apocalypse 22. 12)
Puis il dit: Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. (Marc 4. 9)

TOUS  DROITS RÉSERVÉS © 2026  GATINEAU QC CANADA

We need your consent to load the translations

We use a third-party service to translate the website content that may collect data about your activity. Please review the details in the privacy policy and accept the service to view the translations.