Enlèvement et avènement 

Par Claude Charbonneau, 18 avril 2026

Parmi tous les sujets associés à la fin des temps, l’enlèvement des croyants et le moment où se produira cet événement biblique extraordinaire comptent parmi les plus débattus.

Dans le cadre de cet article, je ne m’arrêterai pas à savoir s’il y aura bien un enlèvement ou non, puisque selon moi, l’apôtre Paul a clairement enseigné qu’un jour les croyants morts en Christ et ceux qui seront vivants, au moment de l’enlèvement, passeront de ce monde à la maison du Père avec un corps transformé, enlevés en un clin d’œil par la puissance de Dieu pour rejoindre le Seigneur Jésus dans les airs (1 Thessaloniciens 4. 14-18 ; 1 Corinthiens 15. 51-54 ; Jean 14. 1-3). En fait, la question n’est pas de savoir si l’enlèvement va se produire, mais plutôt quand il se produira.

Pour un très grand nombre de croyants, l’enlèvement aura lieu avant la période finale de sept ans qui précédera la seconde venue de Christ, alors que pour d’autres, cela se produira au milieu de la semaine de sept ans ou encore vers la fin ou à la fin de ces sept ans. Arrêtons-nous à ce que la Parole de Dieu enseigne vraiment, parce qu’elle ne pourrait pas être plus claire quant au moment de l’enlèvement. Cependant, il existe deux termes qu’il importe de bien comprendre pour tirer la bonne conclusion quant au moment où aura lieu l’enlèvement ; il s’agit des termes « enlèvement » et « avènement ». Poursuivez votre lecture.

Lorsqu’il est question d’enlèvement et d’avènement, les chapitres 23 et 24 de l’évangile de Matthieu constituent des  incontournables. Tout d’abord, déterminons-en le contexte. Le thème central de l’évangile de Matthieu, c’est l’arrivée en ce monde du Seigneur Jésus, le Messie d’Israël, promis par les prophètes. Serait-il reconnu et accepté comme tel ou encore rejeté ? En jean 1, verset 11, nous avons la réponse : « Il est venu chez les siens ; et les siens ne l’ont point reçu. » En effet, tout au long de l’évangile de Matthieu, nous voyons le Seigneur qui, par ce qu’il a dit et fait, a démontré sans équivoque qu’il était bien le Messie promis, mais le peuple et certainement les leaders religieux de l’époque l’ont rejeté ; une lecture du chapitre 23 de Matthieu vous convaincra à quel point le rejet a été total.

À la fin de ce chapitre, c’est évident que le sort en est jeté et que, pour le Seigneur, c’est peine perdue. Puisqu’il ne peut pas contraindre les leaders religieux de croire en Lui, il doit tristement constater qu’il n’y a plus rien à faire. C’est alors qu’il leur dit, en Matthieu 23, versets 37 à 39 :

Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ; et vous ne l’avez pas voulu ! Voici, votre maison vous sera laissée déserte ; car je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Je vous ferai observer que, dans ces versets, le Seigneur lui-même a confirmé son retour, du fait qu’il a dit qu’ils ne le verraient plus jusqu’à ce que, expression qui indique clairement une venue future.

Ayant entendu les paroles de leur maître, les disciples, assurément effrayés, ébranlés et confus, attirent gauchement l’attention du Seigneur sur la magnificence du temple. C’est alors que le Maître leur déclare qu’un jour viendra où il n’en restera pas pierre sur pierre. En réaction à cela, et à ce que le Seigneur venait de dire aux leaders religieux juifs, les disciples lui posent la question que nous lui aurions certainement posée :

Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ? (Matthieu 24. 3)

Dans l’évangile de Matthieu, le Seigneur ne répond pas à la première partie de la question, mais il le fait de la deuxième. Tout à fait normalement, puisque leur Seigneur venait de dire qu’il partait mais qu’il reviendrait, les disciples désirent que leur Maître leur donne un signe de son retour, un signe qui permettra de l’identifier sans l’ombre d’un doute au moment de son avènement. Et c’est ici un verset clé qui permet d’expliquer la différence entre les termes « enlèvement » et « avènement ».

Pour y arriver, il est primordial que nous nous arrêtions à ce que disent les textes originaux grecs du Nouveau Testament. Que ce soit une traduction vers le français, l’anglais ou toute autre langue, on y perd toujours au change. Cependant, la considération du texte grec jette immanquablement beaucoup de lumière sur ce que la Parole enseigne vraiment, et c’est certainement vrai en ce qui a trait à la question des disciples .   

Tout d’abord, qu’est-ce que les disciples ont demandé au Maître ? Ils lui ont demandé un signe de son avènement et non pas de l’enlèvement. D’ailleurs, ils ne pouvaient pas demander un signe de l’enlèvement, puisqu’au moment de ce discours sur le mont des Oliviers, Paul n’avait pas encore écrit ses lettres touchant l’enlèvement des croyants. Les disciples n’en savaient rien !

Dans l’original grec, le terme traduit « avènement », c’est « parousia », terme qui porte le sens d’une « venue, une arrivée, qui se prolonge ». Donc, les disciples ont compris que le Seigneur reviendrait sur la terre pour y rester. Je vous ferai remarquer que la première venue du Seigneur a aussi constitué une parousie, étalée sur quelque trente-trois ans : sa naissance, son enfance, ses années de ministère, sa mort, sa résurrection et son ascension. Donc, par rapport à la question des disciples, il n’est nullement question d’enlèvement mais de l’avènement, la parousie.

Une fois la distinction établie, il est une question qu’il importe que nous nous posions : La Parole de Dieu indique-t-elle clairement quand l’avènement (la parousie) du Seigneur aura lieu, ainsi que le rapport entre l’avènement et l’enlèvement ? La réponse, c’est : 
« Indubitablement, OUI ! »  J’y reviendrai plus loin.

Dans les versets qui suivent le verset trois de Matthieu 24, avant de donner à ses disciples le signe qu’ils lui ont demandé, le Seigneur dresse le tableau de ce qui va se produire peu avant sa seconde venue, soit au cours des sept ans qui précéderont son avènement (parousie). Et le signe demandé ? Nous le trouvons au verset 30 :

Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

En passant, ce verset correspond parfaitement avec le verset sept d’Apocalypse 1, où nous lisons :

Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen !

Les disciples ont demandé au Seigneur un signe de son avènement, moment où « tout œil le verra », cela ne correspond pas du tout à une venue secrète (l’enlèvement) incognito des non croyants, n’est-ce pas ?

Mais certaines personnes pourraient me demander s’il existe d’autres versets bibliques qui utilisent le terme grec « parousia » et qui pourrait appuyer ce que j’enseigne.

En fait, il en existe plusieurs, dont non les moindres, les versets de loin les plus descriptifs de l’enlèvement, soit 1 Thessaloniciens 4, versets 13 à 18 :

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui sont décédés, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont décédés. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont décédés. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Premièrement, personne ne contraindire le fait que Paul a écrit sa lettre à des croyants de l’assemblée de Thessalonique, qui, dès le moment où ils en ont pris connaissance, ont commencé à vivre dans l’attente du retour du Seigneur, mais, de toute évidence, il ne leur appartenait pas de faire l’expérience de l’avènement (parousie) du Seigneur.

Deuxièmement, à deux reprises, Paul parle au verset 17 de « vivants restés » et au verset 15 de « vivants restés pour l’avènement (la parousie) du Seigneur ». De toute évidence, il y aura des croyants sur la terre au moment de l’avènement (la parousie) du Seigneur. C’est ce que Paul enseigne sans équivoque !

Troisièmement, dans son enseignement, l’apôtre Paul établit un lien direct entre l’avènement et l’enlèvement. Alors que  l’enlèvement détermine le « quoi », l’avènement détermine le « quand ». En guise de réponse à la question des disciples (Matthieu 24. 3), le Seigneur leur a précisé le signe de son avènement ; c’est le « quand » (Matthieu 24. 30). Je répète que les disciples n’ont pas demandé un signe de l’enlèvement mais de l’avènement (parousie) ! Puisque les versets qui précèdent le verset 30 constituent une description de ce qui va se produire au cours des sept ans qui précéderont la seconde venue de Christ, il convient de conclure que l’avènement (parousie) du Seigneur se produira au cours de la deuxième moitié de la période de sept ans. En effet, les versets 4 à 14 de Matthieu 24 correspondent à la première moitié de la semaine de sept ans, alors qu’à partir du verset 15 (le milieu de la semaine) commence la deuxième moitié de la dite semaine, par la grande tribulation.

En passant, cette grande tribulation sera abrégée, à cause des élus (Matthieu 24. 22). Mais qui sont ces élus ? Il s’agit de nul autre que les croyants de l’Église, les « vivants restés, pour l’avènement du Seigneur » (1 Thessaloniciens 4. 15). N’en déplaise à un grand nombre, les croyants de l’Église seront présents lorsque le leader mondial, communément appelé l’Antichrist, va se manifester, et ils le seront aussi pendant la grande tribulation, jusqu’à ce qu’elle soit abrégée. Oui, les croyants de l’Église seront soumis au test. En Apocalypse 12, verset 17, nous lisons :

Et le dragon fut irrité contre la femme (Israël), et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu, et qui retiennent le témoignage de Jésus.

Qui sont ces gens qui retiennent le témoignage de Jésus ? Ce sont les croyants de l’Église et pas Israël, du moins pas encore. Et au verset 7, d’Apocalypse 13, il est écrit :

Il lui fut donné de faire la guerre aux saints [les croyants de l’Église], et de les vaincre.

C’est le test pendant la grande tribulation.

Voici la séquence des deux événements qui commenceront au milieu de la semaine de sept ans : l’abomination de la désolation,  suivie de la grande tribulation, la grande détresse (Matthieu 24. 29), d’une durée inconnue, mais qui sera abrégée à cause des élus. Au moment où ce temps sera abrégé, il va se produire trois choses : l’avènement (parousie) du Seigneur (Matthieu 24. 30), au verset 31, l’enlèvement des croyants en simultané (puisque les croyants ne sont pas destinés à la colère 1 Thessaloniciens 1. 10 et 5. 9), suivi du déferlement de la colère de Dieu ; c’est le jour du Seigneur, le jour de l’Éternel dont ont parlé Ésaïe et Joël, entre autres prophètes. En passant, le verset 31 de Matthieu 24 correspond parfaitement aux versets 15 à 18 de 1 Thessaloniciens 4.

J’aimerais revenir sur Matthieu 24, verset 30, qui fait référence au commencement du déferlement de la colère de Dieu (annoncée en Apocalypse 6. 16 et qui commence à l’ouverture du septième sceau en Apocalypse 8). En fait, le verset 30 est précédé d’un verset qui fait état de perturbations cosmiques. Ces perturbations sont caractéristiques du jour de l’Éternel, le jour de sa colère. Je pose la question : Si l’enlèvement doit avoir lieu avant la période de sept ans, incognito des incroyants, il faudrait qu’il soit accompagné de perturbations cosmiques ? Je vous mets au défi de prouver un tel enseignement. Il n’y a qu’un seul jour du Seigneur accompagné de perturbations cosmiques, et il commencera dans la deuxième moitié de la semaine de sept ans, soit après la grande tribulation et l’enlèvement des croyants de l’Église. Il n’y a qu’un seul jour de l’éternel, et un seul avènement (parousie) dans un avenir très rapproché. Le temps est court !

(Autres utilisations du terme « avènement » : Matthieu 24. 27, 37, 39 ; 1 Corinthiens 15. 23 ; 1 Thessaloniciens 2. 19 ; 3. 13 ; 5. 23 ; 2 Thessaloniciens 2. 1, 8; 2 Timothée 4. 1, 8 ; Jacques 5. 7, 8 ; 2 Pierre 1. 16 ; 3. 4, 12 ; 1 Jean 2. 8).

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