Publié à l'origine en anglais,  
par Zion's Hope Ministries
Traduit en français avec autorisation. 

Enlèvement et colère – Huitième partie
Une bête qui monte de la terre – Apocalypse 13. 11-18
(Version française de Rapture and Wrath, Part 8:“The Beast Out of the Earth” –
Revelation 13: 11-18), autorisée par Zion’s Hope Ministries)

Par Marvin et David Rosenthal, 2 janvier 2026

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Deuxième partie : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Troisième partie : Le sceau sur ses serviteurs et le salut des saints
Quatrième partie : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
Cinquième partie : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Sixième partie : Une femme merveilleuse et un dragon terrible – Apocalypse 12
Septième partie : Une bête qui monte de la mer – Apocalypse 13. 1-10

Un trio impie

Bien qu’écrire des articles exige beaucoup de travail, cela procure normalement beaucoup de plaisir. Toutefois, je n’en ai pas éprouvé en rédigeant le présent article, le deuxième de deux qui traitent de l’enseignement du chapitre 13 de l’Apocalypse. Ce chapitre ne m’a procuré ni joie, ni encouragement, ni espérance, comme l’étude de la Parole de Dieu le fait normalement. Il s’agit d’un texte biblique qui ne parle que de sinistrose. 

Le chapitre 13 de l’Apocalypse rapporte le remarquable filigrane de la rébellion satanique contre Dieu qui a commencé à l’aube de l’histoire.
Le chapitre 13 décrit le plan diabolique de Satan pour la prise de pouvoir finale du monde, à la fin des âges.

Le chapitre 13 décrit les paroles blasphématoires prononcées par l’Antichrist contre Christ, et sa tuerie massive des croyants, à la fin des temps. Le chapitre 13 décrit les mensonges insidieux et trompeurs du faux prophète, dans les derniers jours.
Le chapitre 13 parle foncièrement de l’assaut final d’une trinité impie contre Dieu, contre son Fils, et contre tout ce qui est de Dieu.

Cette trinité impie, composée de Satan, de l’Antichrist et du faux prophète, verra son activité finale méchante limitée à trois ans et demi, soit la moitié finale de la période de sept ans de l’ère actuelle, prédite par le prophète Daniel (Daniel 9. 24-27). Jean a écrit : 

Et il lui [l’Antichrist] fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes [paroles diffamatoires contre la nature et le caractère de Dieu et de son Fils] ; il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois [ou trois ans et demi].
— Apocalypse 13. 5

Concernant la réciprocité, Jean a remarqué que ce que les partisans de l’Antichrist font aux rachetés de Dieu, fils et filles, Dieu leur fera :

Si quelqu’un [les croyants] est destiné à la captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue [les croyants] par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance [la fidélité au milieu de grandes persécutions] et la foi [la confiance en leur Dieu, même si cela mène au martyr] des saints [les croyants]. — Apocalypse 13. 10

Apocalypse 13 parle foncièrement et principalement de l’attaque démoniaque ultime contre le caractère de Dieu, de son Fils et des croyants du monde.

Une des plus importantes leçons enseignées aux jeunes guerriers américains dans les écoles militaires, c’est de ne jamais sous-estimer l’ennemi. Commettre cette erreur peut mener au désastre. De penser que pendant la grande tribulation, lorsqu’il y aura une pagaille généralisée sur la Terre, l’Église sera absente, constitue une grave erreur de jugement.

Le Dieu de la création et de la rédemption est vraiment « transparent ». En ce qui a trait à ce pourquoi ses enfants ont un besoin véritable, il ne garde rien pour lui. Il révèle les détails du conflit des âges, même les détails plus difficiles, afin qu’une génération de croyants puisse se préparer et ne pas être prise au dépourvu lorsque ces jours viendront.

Au chapitre 12 de l’Apocalypse, Jean sert un avertissement touchant la persécution de Juifs qui refusent de donner leur assentiment à Satan. Mais il nous dit aussi que certains d’entre eux vont fuir vers les montagnes, où ils feront l’expérience de la protection divine. En Apocalypse 14, Jean parle de 144 000 personnes, choisies parmi les douze tribus d’Israël (Apocalypse 7. 4), qui portent sur leur front le nom du Père ; ce sont ceux qui auront refusé l’Antichrist à la faveur de l’adoration du vrai Christ. Ils feront eux aussi l’expérience de la protection divine.

Mais au chapitre 13, d’un côté, Dieu et son Fils sont blasphémés, et de l’autre, ceux et celles qui refusent d’acquiescer à l’Antichrist sont persécutés et tués. Le mal, sous toutes ses teintes ténébreuses, est en marche dans ce chapitre. C’est certainement avec beaucoup d’appréhension que Jean a écrit : « Puis je vis monter de la terre une autre bête » (Apocalypse 13. 11). Jean venait tout juste d’écrire au sujet d’une bête qui montait de la mer (Apocalypse 13. 1-9).

En décrivant cette première bête qui monte de la mer (l’Antichrist et son empire revivifié), Jean a remarqué que cette bête possédait un  certain nombre de qualités effrayantes et horribles. Parmi elles, la bête en question (1) sera habilité par la puissance de Satan, (2) un conquérant militaire, (3) un blasphémateur de Dieu, (4) un meurtrier sans merci pour de ceux et celles qui rejetteront sa marque et qui prêteront allégeance au Seigneur Jésus-Christ, et (5) le chef émergent du nouvel ordre mondial (Apocalypse 13. 1-10).

Réfléchissez aux hommes les plus diaboliques qui aient jamais existé, en termes de méchanceté, et bien cet homme (l’Antichrist) les éclipsera tous, tant en puissance qu’en dépravation. À titre de progéniture ultime de Satan, il constituera le summum du mal. Alors que Jésus est la lumière du monde, l’Antichrist est ses ténèbres. Il embrassera tout ce à quoi Jésus s’oppose et il s’opposera à tout ce que Jésus embrasse. Aussi méchant que sera cet homme, habilité par la puissance de Satan,  ils seront nombreux à choisir de le suivre, par bon vouloir.

Bien qu’incroyablement tragique, cette réalité ne devrait pas surprendre. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas enseigné :

Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. — Matthieu 7. 13, 14

Nous ne devrions pas penser pour un instant qu’il s’agit là d’exagération ou d’une hyperbole. La Parole de Dieu ne suggère jamais que la grande masse de l’humanité s’appropriera la grâce de Dieu et qu’elle viendra à la foi en Christ. Nous avons reçu pour commandement d’évangéliser le monde entier. Toutefois, ce ne sera toujours qu’un résidu seul de l’humanité qui se tournera vers Dieu par la foi.

Il semble raisonnable d’assumer que, bien que Jean ait été grandement troublé par l’apparence de la seconde bête qui monte de la terre (le faux prophète), il n’en aurait pas été surpris.

Jean était présent sur le mont des Oliviers, plus de soixante ans plus tôt, au moment où Jésus a parlé de sa seconde venue. Bien que plusieurs années se soient écoulées depuis ce jour-là, Jean n’aurait pas oublié l’enseignement du Seigneur concernant les événements menant à son retour (Matthieu 24, 25). Jésus a alors instruit ses disciples, en leur disant :

Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. — Matthieu 24. 23, 24

Le Seigneur a averti au sujet de faux christs et de faux prophètes qui tromperaient et persécuteraient ses disciples, au cours de la période qui précédera immédiatement sa venue ; les faux christs et les faux prophètes se complémentent les uns les autres. Jean a compris qu’au moment où l’Antichrist se présentera au temps de la fin, il comptera un complice : la bête qui monte de la terre, le faux prophète.

C’est par des paroles fortement trompeuses et par des merveilles démoniaques impressionnantes que le faux prophète dirigera l’humanité à adorer la bête qui monte de la mer, l’Antichrist. Si de faux christs et de faux prophètes sont les auteurs de signes « grandioses », ils le sont de faux signes (merveilles) impressionnants et persuasifs. Les merveilles sont bien authentiques, mais le message qu’elles cherchent à authentifier concernant l’Antichrist est un mensonge.

Une alliance étonnante 

Jean a remarqué que la première bête est montée de la mer (Apocalypse 13. 1) et que la seconde est montée de la terre (Apocalypse 13. 11). Pour lui, les origines distinctes des deux bêtes, soit de la mer et de la terre, ont dû avoir une grande importance à ses yeux. Pour quelle autre raison aurait-il attiré notre attention sur ces origines ?

Nous avons de bonnes raisons de croire que l’Antichrist qui monte de la mer est un Gentil, représentant des nations des Gentils du monde. À cet égard, deux faits sont importants.    

Premièrement, une longue succession de nations des Gentils ont tenté de détruire la nation juive au cours d’une bonne partie de l’histoire.
Le Seigneur lui-même a appelé cette période « le temps des Gentils » (Luc 21. 24). 

Ce temps-là correspond à la période de temps où aucun roi juif, de la tribu de Juda et de la famille de David, n’a régné sur Jérusalem. Ce sont plutôt des puissances étrangères qui règnent sur la ville sainte, et cela va se poursuivre jusqu’au retour de Christ.

En contraste, le faux prophète qui monte de la terre sera, selon moi, un Juif de la terre d’Israël. Dans les Écritures, la désignation « terre » fait fréquemment référence à la terre d’Israël. Prenez note des versets suivants : 

  • « L’Éternel apparut à Abraham, et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abraham bâtit là un autel à l’Éternel, qui lui était apparu » (Genèse 12. 7) ;
  • « Car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours » (Genèse 13. 15) ;
  • « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car je te le donnerai » (Genèse 13. 17) ;
  • « Je te donnerai le pays que j’ai donné à Abraham et à Isaac, et je donnerai ce pays à ta postérité après toi » (Genèse 35. 12) ;
  • « Et Josué s’empara donc de tout le pays, selon tout ce que l’Éternel avait dit à Moïse. Et Josué le donna en héritage à Israël, à chacun sa portion, d’après leurs tribus. Puis, le pays fut en repos et sans guerre » (Josué 11. 23) ;
  • « Tu t’avanceras contre mon peuple d’Israël, comme une nuée qui va couvrir le pays. Dans la suite des jours, je te ferai marcher contre mon pays, afin que les nations me connaissent, quand je serai sanctifié par toi sous leurs yeux, ô Gog ! »  (Ézéchiel 38. 16).

Si l’Antichrist est un Gentil qui émerge de la mer, le monde des Gentils, et si le faux prophète est un Juif qui émerge de la terre, le monde juif, il en résulte un problème immédiat pour les Juifs. Dans la Parole de Dieu, des hommes inspirés ont écrit au sujet d’un Messie juif qui viendra à la fin des jours pour apporter la paix, la justice et la prospérité dans ce monde.

Dans les Écritures, il est décrit principalement comme un leader politique. Ce roi qui vient (le Messie) est sans cesse identifié à un descendant d’Abraham et de David. Les versets 1 à 18 de Matthieu 1 retracent la généalogie du Seigneur Jésus-Christ jusqu’à Abraham et David, pour en révéler son pedigree juif et son droit légal au trône de David.  

Pour convaincre les Juifs que le Messie est un « Gentil » qui apportera la paix, la justice et la prospérité, compte tenu des enseignements de leurs prophètes, exigera qu’un leader juif religieux puissant, influent, « faiseur » de miracles, identifie comme Messie de Dieu un leader politique issu du milieu des Gentils. C’est précisément ce que je crois que la bête qui monte de la terre (le faux prophète) fera, alors qu’il influencera les Juifs pour qu’ils suivent un faux messie issu des Gentils, avec lequel ils vont conclure un accord de paix de sept ans.

Cette bête qui monte de la terre est appelée un « faux prophète » à trois reprises (Apocalypse 16. 13 ; 19. 20 ; 20. 10).

En décrivant ce prophète, Jean a dit qu’il a « deux cornes comme un agneau » (Apocalypse 13.11). 

En contraste, l’Antichrist (la bête qui monte de la mer) a « dix cornes », fixées sur un corps composite qui combine les apparences d’un léopard, d’un ours et d’un lion. En termes militaires, cela suggère que l’Antichrist est doté de la vitesse d’un léopard, de la puissance d’un ours et de la férocité d’un lion (Apocalypse 13. 1, 2).

Dans la Bible, les cornes sont souvent un symbole de puissance (Psaumes 18. 2 ; Daniel 7. 7). Cette terminologie est logique, compte tenu que les cornes étaient utilisées par certains animaux pour combattre. Parce qu’elles sont symboliques de puissance, les cornes étaient pertinemment utilisées pour parler de rois et des royaumes sur lesquels ils régnaient. Puisque l’Antichrist a dix cornes, c’est symbolique de son grand pouvoir sur les dix nations et sur les rois qui composent son empire.

En contraste, le faux prophète n’a que deux cornes, comme des moignons sur la tête  d’un agneau. Par conséquent, il sera inoffensif en apparence ; il est décrit comme un agneau avec deux petites cornes, alors que l’Antichrist est décrit comme une bête puissante et vorace qui est coiffée de dix cornes.

Ceci dit, ce serait une grave erreur de penser que le faux prophète ne constitue pas du tout une menace, parce que son apparence est délibérément trompeuse. Et sa puissance ? Elle est simplement d’un autre ordre. Alors que l’Antichrist va principalement exercer sa puissance par l’épée, comme le ferait un roi ou un leader militaire, le faux prophète le fera par persuasion alléchante.

Jean a attiré l’attention sur le fait que le faux prophète « parlait comme un dragon » (Apocalypse 13. 11). La source de sa puissance ne viendra pas de sa bouche et de ses narines, mais de mensonges, de déception, de menaces, d’intimidation et de coercition subtils. Son apparence, telle celle d’un agneau, cachera ses vrais motifs, alors qu’il parle comme un dragon.

C’est clair que le faux prophète n’est pas en compétition contre l’Antichrist, comme quelqu’un pourrait le penser ; il est plutôt son partenaire. Utilisant le pouvoir obtenu de Satan, le faux prophète « obligeait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie » (Apocalypse 13. 12).

Jean affirme trois fois, au chapitre 13, que la bête (fort probablement en référence tant à un empire revivifié qu’à l’Antichrist) est morte et est revenue à la vie : « Et je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa blessure mortelle fut guérie. Remplie d’admiration, la terre entière suivit la bête » (Apocalypse 13. 3).

De nouveau, il écrit : « Elle exerçait toute l’autorité de la première bête en sa présence, et elle obligeait la terre et ses habitants à adorer la première bête, dont la blessure mortelle avait été guérie » (Apocalypse 13. 12).

La troisième fois, Jean a dit au sujet du faux prophète :
Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui était donné d’opérer en présence de la bête, disant aux habitants de la terre de faire une image de la bête qui avait été blessée par l’épée et qui vivait. — Apocalypse 13. 14

Et Jean répète la même vérité à deux autres reprises en Apocalypse 17, versets 8 et 11. L’expression utilisée pour décrire la mort de Christ, un agneau « comme immolé » (Apocalypse 5. 6), est exactement la même expression grecque utilisée pour décrire la mort de l’Antichrist « comme blessée à mort » (Apocalypse 13.3). Par conséquent, si Jésus est littéralement mort, et c’est le cas, l’Antichrist mourra aussi littéralement.

Il n’existe aucune façon légitime de circonvenir l’énoncé clair des Écritures. De toute évidence, sur la base de six répétitions, le fait que la bête (l’Antichrist) ait été tuée et soit revenue à la vie était excessivement important pour Jean. Ceux qui attribuent la mort de l’Antichrist et son retour à la vie à un tour de magie, ou à une sorte de tromperie habile, ne comprennent pas, à mon avis. Ce geste de ramener  
l’Antichrist à la vie se produira par la puissance de Satan, avec pour but d’amener les habitants de la terre à accepter et à suivre l’Antichrist.  Pour que l’Antichrist soit perçu comme étant le Christ, il doit donner l’apparence d’avoir vaincu la mort, comme a fait Jésus, le vrai Christ.

Pour que les habitants de la terre croient que l’Antichrist a été élevé d’entre les morts, au lieu d’une sorte de complot savamment  orchestré, il faudra que l’Antichrist soit une personnalité politique reconnue mondialement et que sa mort soit confirmée bien au-delà de la norme de tout doute raisonnable, afin qu’aucune question ne soit soulevée ou qu’aucun soupçon ne soit entretenu, et, non seulement sera-t-il élevé d’entre les morts, mais, au total, il sera confirmée être la même personne qui est morte.

La restauration de l’Antichrist à la vie ne doit pas être confondue avec la résurrection du Fils de Dieu. Dans le cadre de sa mort sacrificielle à la place d’autrui, Jésus a vaincu la mort. La sainteté de Dieu le Père a été éternellement satisfaite, lorsque Jésus, qui n’a pas connu le péché, a été fait péché (propitiation) pour nous (2 Corinthiens 5. 21). 

Parce que le péché a été défait au Calvaire, Jésus a été ramené à la vie par son Père céleste, pour ne plus jamais mourir. La mort n’a plus de pouvoir sur lui. L’Antichrist sera élevé (non ressuscité) d’entre les morts par la puissance de Satan, mais il sera l’incarnation et l’essence du péché lui-même. Ainsi, contrairement à Christ, bien qu’il sera élevé pour une courte période, il mourra de nouveau. Au moment de la seconde venue de Christ, l’Antichrist et le faux prophète seront jetés vivants dans l’étang de feu (Apocalypse 19. 20).

Non seulement le faux prophète fait en sorte que l’humanité embrasse l’Antichrist, à cause du fait qu’il a été élevé d’entre les morts, mais il opère d’autres miracles pour aider à l’authentification de son faux message :

Elle opérait de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Et elle séduisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui fut donné d’opérer en présence de la bête. — Apocalypse 13. 13, 14a

Voici une question importante qui exige une réponse : « Pourquoi ? Pourquoi, en face d’une myriade de miracles que le faux prophète pouvait opérer, appelle-t-il le feu du ciel? Pourquoi est-ce que c’est là un miracle saillant ? » 

Un faux Élie

Jean le Baptiseur était un héraut, un précurseur, de Christ, en rapport avec sa première venue. Le prophète Élie, que nous croyons être l’un des deux témoins pour Dieu aux derniers jours, sera le héraut de Christ à sa seconde venue. Il sera à la seconde venue ce que Jean le Baptiseur a été à la première.

C’est Élie (avec Moïse) qui était présent sur la montagne de la Transfiguration (Matthieu 17. 3). Selon le Seigneur, les événements qui s’y sont produits constituaient une avant-première de la manifestation de sa gloire qui sera révélée au moment de sa seconde venue (Matthieu 16. 27, 28).

Par la plume du prophète Malachie, Dieu a dit à Israël : « Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable « (Malachie 4.5). Le texte de Malachie parle de la période de temps précise discutée au chapitre 13.

C’est le même prophète Élie qui, dans l’Ancien Testament, a fait face aux quatre cent cinquante prophètes de Baal. À ce moment-là, Israël traversait une période terrible. En effet, le méchant Achab régnait avec Jézabel et l’idolâtrie avait infiltrée la nation telle un déluge.

Les Israélites avaient atteint un stade critique de leur histoire. Adoreraient-ils l’Éternel Dieu d’Israël ou le dieu païen Baal ? Finalement, Élie fit appel au feu du ciel pour régler la question (1 Rois 18. 20-25).

Aux temps de la fin, Élie, le vrai prophète de Dieu et le faux prophète de Satan entreront en conflit, au cours des derniers trois ans et demi de l’ère actuelle. Rien n’aura changé. Le faux prophète appellera le feu du ciel pour attirer les gens à lui. Si grande sera sa puissance, obtenue de Satan, que, contrairement aux prophètes de Baal, il réussira à faire descendre le feu du ciel.

Il ne faut pas s’étonner qu’en parlant de ces jours-là le Seigneur ait averti : Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. — Matthieu 24. 24

Dans ce contexte, combien je suis reconnaissant pour les quatre mots qu’a prononcés mon Sauveur, « s’il était possible », ils séduiraient même les élus. Par la grâce infinie de Dieu, ce ne sera pas possible. Les fils et les filles de Dieu ne seront pas séduits.

La marque de la bête

Sous la loi de Moïse, Dieu a dit que l’idolâtrie devait être strictement proscrite. Puisque personne n’avait vu Dieu (qui est esprit), personne ne savait à quoi il ressemblait. Par conséquent, aucune idole ne devait être fabriquée, nonobstant, l’humanité, dans son état déchu, est animée de la forte inclinaison à fabriquer des idoles de ses dieux, pour ensuite construire de magnifiques temples pour y placer les dieux fabriqués de leurs mains.

Par conséquent, à la fin des âges, le faux prophète commandera au monde de fabriquer une idole « de la bête [l’Antichrist] qui avait été blessée par l’épée et qui vivait » (Apocalypse 13. 14). Après tout, puisqu’elle a semblé vaincre la mort, l’humanité, dans son incrédulité et dans sa folie, adorera l’image, et elle sera extraordinaire :

Et il lui [le faux prophète] fut donné d’animer [la respiration] l’image de la bête, afin que l’image de la bête parle [communique], et qu’elle fasse que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête soient tués. — Apocalypse 13. 15

En plus de demander que tous adorent l’image de la bête, ils seront requis de recevoir une marque visible « sur leur main droite ou  sur leur front » (Apocalypse 13. 16).  

Cette marque sera un signe externe de loyauté à l’Antichrist et, par association, à Satan. Mais plus qu’un signe externe de loyauté, les hommes et les femmes seront requis d’accepter la marque, sinon ils ne pourront ni acheter ni vendre. Les éléments les plus essentiels à la vie, tels que la nourriture, l’habitation, le transport et les soins médicaux, leur seront niés. La marque elle-même permettra au faux prophète et à l’Antichrist de contrôler toutes ces choses.

D’une certaine manière, la marque de la bête est associée au « nom de la bête » ou « au nombre de son nom ». Jean nous a dit : « Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bête. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six » (Apocalypse 13. 18).

On a eu droit à beaucoup d’écrits relativement à des tentatives d’interpréter le sens des paroles de Jean. Les alphabets hébreu, grec et latin assignent tous des valeurs numériques à chacune des lettres de leurs alphabets respectifs. En utilisant cette méthode, certains théoriciens sont parvenus à identifier Néron, Caligula, Napoléon, Mussolini, Hitler, Staline et d’autres comme étant l’Antichrist, mais ce système est totalement subjectif, non impressionnant, et facilement manipulable pour en arriver à plusieurs noms qui correspondent aux inclinaisons de l’interprète. D’autres ont suggéré que le chiffre sept constitue le chiffre parfait, et que c’est le chiffre de Dieu. En contraste, le chiffre six est celui de l’homme. Un premier chiffre six détermine que l’Antichrist est un homme, le deuxième chiffre six met l’accent sur cet énoncé, et le troisième chiffre six constitue en fait un superlatif et rend l’énoncé catégorique, de la même façon que le prophète Ésaïe a dit à Dieu kadosh, kadosh, kadosh, ce qui signifie « saint, saint, saint » est le Dieu des armées. L’utilisation triple du terme « saint » en a fait un énoncé superlatif.

Jean n’a peut-être pas dit « 666 », mais « 6-6-6 », ce qui voudrait dire que l’Antichrist n’est pas Dieu, il n’est pas le Sauveur et il n’est pas saint, mais simplement un homme, une fraude sous la puissance de Satan, qui ne doit jamais être adoré. Il existe d’autres théories, dont certaines sont raisonnables et d’autres exagérées. Cependant, de ces choses nous ne pouvons pas être certains.

De l’examen attentif du chapitre 13 de l’Apocalypse ressortent trois principes importants : Premièrement, l’Antichrist veut être à la tête d’un gouvernement mondial, fort probablement centré au Moyen-Orient. Deuxièmement, l’Antichrist veut être l’objet d’adoration dans le contexte d’une religion mondiale, fort probablement l’islam. 

Troisièmement, l’Antichrist veut contrôler un système économique universel, fort probablement au travers d’un califat islamique composé de dix nations. S‘il réussit, Satan, qui l’habilite de sa puissance, réalisera son rêve de domination mondiale. Mais ayez bon courage, le chapitre 13 n’est pas le dernier du livre de l’Apocalypse. Satan et son rêve seront écrasés.

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
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