
Israël est au centre de tout
Par David Ettinger et David Rosenthal, 4 mars 2025
Israël dans le plan de Dieu pour la rédemption de l’humanité est clairement révélé dans le tout premier livre de la Bible.
Dieu a instruit un homme appelé Abram (Abraham par la suite) qu’il devait quitter Ur, en Chaldée, pour se rendre en Canaan (Genèse 12. 1). Dieu lui a dit :
Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi (Genèse 12. 2, 3).
Dieu a promis à Abraham fécondité et bénédictions, une descendance aussi nombreuse que les étoiles (Genèse 15. 5) et la concession éternelle d’une terre (Genèse 17. 8). Depuis lors, Israël est « la prunelle de l’œil [de Dieu] » (Zacharie 2. 8). D’ailleurs, l’existence ininterrompue de ce peuple en constitue la preuve convaincante. L’histoire est remplie de rapports détaillés de nations, royaumes et empires qui ont essayé, sans succès, d’effacer Israël de la face de la terre. Dans certains cas, les nations qui ont attaqué ont été elles-mêmes détruites.
Une autre preuve de la place spéciale qu’Israël occupe dans le cœur de Dieu, c’est qu’après près de 2000 ans de dispersion sur la face de la terre, Dieu a miraculeusement ramené son peuple sur le même territoire qu’il avait occupé aux jours de l’antiquité, sans oublier la préservation de la même langue ancienne. Aucune autre nation ne peut affirmer une chose pareille.
Tragiquement toutefois, aujourd’hui, de nombreuses personnes au sein du christianisme estiment qu’Israël est peu ou pas pertinent du tout quant au plan futur de Dieu pour le monde. Elles croient que cette pertinence « était » mais qu’elle n’est plus depuis la mort, la mise au tombeau, la résurrection et l’ascension de Jésus, qui était, bien sûr, Juif et Israélite.
Il est vrai que la bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ n’est pas que pour Israël, mais pour toute l’humanité, jusqu’aux quatre coins de la terre, mais c’est également vrai que Dieu n’a jamais résilié les promesses inconditionnelles qu’il a faites à Abraham et à ses descendants.
Plus tard, Dieu a fait alliance avec le roi David d’Israël, alliance échafaudée sur l’alliance abrahamique précédente. Dieu a promis à David qu’il établirait une dynastie éternelle avec à sa tête, un jour, le grand fils de David, une référence ultime à Jésus-Christ au moment de sa seconde venue, alors qu’il reviendra comme roi pour régner sur le monde à partir de Jérusalem. Ces alliances inconditionnelles, établies par Dieu avec son peuple choisi, restent aussi réelles, pertinentes et solides comme le roc aujourd’hui comme elles l’étaient au départ.
Elles constituent le fondement du plan futur de Dieu pour le monde. Néanmoins, et tristement, ce genre d’enseignement concernant Israël et les promesses divines rattachées aux alliances est chose rare ou jamais entendu dans de nombreuses églises. Mais il est une chose encore plus troublante, soit un point de vue théologique connu sous le nom de « théologie de remplacement » ou le « supercessationisme », qui promouvoit la croyance selon laquelle l’Église a remplacé (supplanté) Israël, et que les promesses faites à ce peuple dans l’Ancien Testament ont été transférées à l’Église d’une manière ou d’une autre.
Quel désastre ! Une telle mésinterprétation ou un tel mépris pur et simple du rôle central d’Israël, tant au niveau historique que prophétique, a été la cause de confusion significative parmi les chrétiens et de tort incommensurable à l’endroit de l’Église. Alors que plusieurs chrétiens estiment qu’Israël n’a pas de pertinence et qu’il n’en aura pas, Dieu estime qu’Israël est crucial en ce qui concerne son plan futur pour la rédemption ultime de l’humanité. Même si, au cours de son histoire, Israël a erré loin de Dieu, ce peuple reste l’objet sous-jacent de son amour, de ses soins et de sa préservation.
Dans cette optique, considérons ensemble plusieurs passages (sans que ce soit exhaustif) touchant ce que Dieu dit au sujet d’Israël.
Israël, peuple choisi de Dieu
Car tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu ; l’Éternel, ton Dieu, t’a choisi pour que tu sois un peuple qui lui appartienne entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre (Deutéronome 7. 6).
Postérité d’Abraham, son serviteur, enfants de Jacob, ses élus (Psaumes 105. 6).
Écoute maintenant, ô Jacob, mon serviteur ! O Israël, que j’ai choisi ! (Ésaïe 44. 1)
Note : 1 Pierre 2. 9 fait référence aux croyants en Christ comme étant une « génération choisie », et c’est ce que nous sommes. Nous partageons cette responsabilité et cet honneur avec les croyants (rachetés) d’Israël aujourd’hui.
Le but de Dieu pour Israël
Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrai entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte (Exode 19. 5, 6).
Note : Cette condition deviendra une réalité et cette promesse trouvera son accomplissement pendant le royaume millénaire.
Vous êtes mes témoins, dit l’Éternel, vous, et mon serviteur que j’ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi… (Ésaïe 43. 10).
Israël béni
Ainsi parle maintenant l’Éternel, qui t’a créé, ô Jacob ! Celui qui t’a formé, ô Israël! Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! (Ésaïe 43. 1)
Leur race sera connue parmi les nations, et leur postérité parmi les peuples ; tous ceux qui les verront reconnaîtront qu’ils sont une race bénie de l’Éternel (Ésaïe 61. 9).
Sur tes murs, Jérusalem, j’ai placé des gardes ; ils ne se tairont ni jour ni nuit. Vous qui la rappelez au souvenir de l’Éternel, point de repos pour vous ! Et ne lui laissez aucune relâche, jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem et la rende glorieuse sur la terre (Ésaïe 62. 6, 7).
Israël protégé
Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, tous ceux qui sont irrités contre toi ; ils seront réduits à rien, ils périront, ceux qui disputent contre toi (Ésaïe 41. 11).
Ainsi parle l’Éternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, qui a destiné la lune et les étoiles à éclairer la nuit, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, lui dont le nom est l’Éternel des armées ; si ces lois viennent à cesser devant moi, dit l’Éternel, la race d’Israël aussi cessera pour toujours d’être une nation devant moi. Ainsi parle l’Éternel : Si les cieux en haut peuvent être mesurés, si les fondements de la terre en bas peuvent être sondés, alors je rejetterai toute la race d’Israël, à cause de tout ce qu’ils ont fait, dit l’Éternel (Jérémie 31. 35-37).
Israël placé au-dessus de toutes les nations
Et c’est à tes pères seulement que l’Éternel s’est attaché pour les aimer ; et, après eux, c’est leur postérité, c’est vous qu’il a choisis d’entre tous les peuples, comme vous le voyez aujourd’hui (Deutéronome 10. 15).
Il arrivera, dans la suite des temps, que la montagne de la maison de l’Éternel sera fondée sur le sommet des montagnes, qu’elle s’élèvera par-dessus les collines, et que toutes les nations y afflueront, des peuples s’y rendront en foule, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, afin qu’il nous enseigne ses voies, et que nous marchions dans ses entiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem la parole de l’Éternel (Ésaïe 2. 2, 3).
Israël non rejeté
Toi, que j’ai pris aux extrémités de la terre, et que j’ai appelé d’une contrée lointaine, à qui j’ai dit : Tu es mon serviteur, je te choisis, et ne te rejette point ! (Ésaïe 41. 9)
Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! (Rom. 11. 1)
Israël racheté et restauré
Israël, mets ton espoir en l’Éternel ! Car la miséricorde est auprès de l’Éternel, et la rédemption est auprès de lui en abondance. C’est lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités (Psaumes 130. 7, 8).
Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages : une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, et il détournera de Jacob les impiétés ; et ce sera mon alliance avec eux, lorsque j’ôterai leurs péchés (Romains 11. 25-27).
Une Bible centrée sur Israël
Ceux qui rejettent Israël, ou qui croient qu’Israël n’est plus pertinent quant au plan futur de Dieu pour la rédemption de l’humanité, vont se débattre en vain pour nier la profusion de passages bibliques qui prouvent que Dieu n’en a pas fini avec Israël.
Certaines personnes soutiennent que la vaste majorité des passages en question proviennent de l’Ancien Testament, mais cet argument n’est pas convaincant. Dieu a exprimé sa considération pour Israël irréfutablement et explicitement dans l’Ancien Testament, et nulle part dans le Nouveau Testament a-t-il désavoué ou déclaré cela nul et non avenu.
C’est clair que Dieu entretient un amour profond et infini pour Israël. Tristement, plusieurs de nos églises (sauf pour certaines exceptions notoires) font peu pour imprégner cela dans le cœur des croyants. Oui, Dieu aime ses enfants rachetés par le sang de Christ, et les églises s’empressent de l’enseigner correctement, mais Dieu aime aussi l’Israël rebelle et il anticipe le jour où il restaurera ce peuple à lui-même. Malheureusement, l’Église reste souvent muette, le moment venu d’enseigner le troupeau d’aimer aussi Israël, c’est-à-dire aimer ce que Dieu aime.
Quand les montagnes s’éloigneraient, quand les collines chancelleraient, mon amour ne s’éloignera point de toi, et mon alliance de paix ne chancellera point, dit l’Éternel, qui a compassion de toi (Ésaïe 54. 10).
Puissent nos églises reconnaître et affirmer la place centrale et légitime d’Israël comme peuple choisi et bien-aimé de Dieu, même alors que nous prions pour que les yeux de ce peuple puissent s’ouvrir pour recevoir leur Messie qui vient, le Seigneur Jésus-Christ.
