Publié à l'origine en anglais,  
par Zion's Hope Ministries
Traduit en français avec autorisation. 

Enlèvement et colère – Septième partie
Une bête qui monte de la mer – Apocalypse 13. 1-10
(Version française de Rapture and Wrath, Part 7:“The Beast Out of the Sea –
Revelation 13: 1-10), autorisée par Zion’s Hope Ministries)

Par Marvin et David Rosenthal, 6 octobre 2025

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Deuxième partie : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Troisième partie : Le sceau sur ses serviteurs et le salut des saints
Quatrième partie : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
Cinquième partie : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Sixième partie : Une femme merveilleuse et un dragon terrible – Apocalypse 12

Une explication exhaustive

Aucune histoire, aussi maléfique ou perverse soit-elle, fictive ou réelle, n’est comparable à la scène des temps de la fin que l’apôtre Jean présente à ses lecteurs au chapitre 13 de l’Apocalypse, dont le sujet est la grande tribulation, comme il l’a été dans un certain nombre de chapitres précédents.

Alors qu’au chapitre 6, il est question des martyrs de la grande tribulation (Apocalypse 6.9-11), au chapitre 11, il est question des deux témoins de la grande tribulation (Apocalypse 11. 3-12), et au chapitre 12, de la persécution des Juifs de Jérusalem pendant cette grande tribulation (Apocalypse 12. 13-16).

Ceci dit, aucun de ces trois chapitres n’offre d’explications exhaustives quant à ce qu’il en sera de cette grande tribulation, pas plus que ces chapitres ne parlent des forces démoniaques qui travailleront en arrière-plan pendant les jours horrifiques à venir. Cette tâche appartient au chapitre 13, et le chapitre 17 y ajoute. En bref, la grande tribulation, c’est la tentative finale de Satan de vaincre Christ pour ensuite régner sur le monde entier. Satan va perdre la guerre et il connaîtra une défaite complète, mais il ne le fera pas sans laisser une grande dévastation dans son sillage.

En écrivant au sujet de ces choses, le but de Jean n’était pas d’effrayer ses lecteurs, lesquels il appelle « mes petits enfants » (1 Jean 2. 12, 13, 16, 28 ; 3. 7, 18 ; 4. 4). Il s’agit plutôt d’un but à deux volets. Premièrement, il a voulu informer le peuple de Dieu concernant les événements des derniers jours qui mènent au retour de Christ, et deuxièmement, il a voulu prévenir que la génération, qui vivrait à cette époque, soit prise au dépourvu ou non préparée à faire face aux défis et aux dangers sans précédent qu’elle sera forcée de confronter au nom de Christ.

L’avertissement servi par Jean constitue une illustration classique de la vérité qui dit :« Vaut mieux prévenir que guérir. » Ignorer la scène critique que Jean présente, comme certains le font, parce que la contempler constitue quelque chose de trop terrifiant et déplaisant, est à la fois peu judicieux et irresponsable. D’autres encore, qui croient vraiment être enlevés avant que ces événements se produisent, diminuent la signification de l’avertissement de Jean, à cause de leur point de vue théologique insoutenable, quoique sincère.

Le chapitre 13 révèle le stade final de la stratégie satanique qui remonte à l’aube de l’histoire, stratégie conçue pour tromper l’humanité, afin qu’elle blasphème Dieu et son Fils, et afin de la diriger vers l’adoration de l’Antichrist (une translittération du terme grec antichristos).

Le préfixe « anti » signifie « contre » et aussi « à la place de ». Alors que le Nouveau Testament compte un certain nombre de références à l’Antichrist, le terme lui-même n’est utilisé qu’à quatre occasions, chaque fois dans les écrits inspirés de l’apôtre Jean (1 Jean 2. 18, 22 ; 4. 3 ; 2 Jean 1. 7). Jean écrit au sujet de l’Antichrist qui doit venir à la fin des temps et au sujet d’antichrists présents à son époque.

Les « antichrists » étaient des hommes qui rejetaient l’enseignement selon lequel Jésus est le Christ, le Fils de Dieu dans la chair. Ce faisant, ils rejetaient aussi le Père qui l’a envoyé. En remplacement de cet enseignement, ils se faisaient les champions de pseudo ou faux christs (des oints).

L’apôtre Paul unifie les concepts relatifs à un Antichrist, qui se présentera à la fin des temps, à la fois « contre » et « à la place du » vrai Christ, alors qu’il décrit « l’homme de péché » (l’Antichrist) en 2 Thessaloniciens 2. 3, 4 : « … et qu’on ait vu paraître l’homme impie, le fils de perdition,  l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. » L’Antichrist désire la couronne de Christ, son sceptre, son trône et ses sujets.

En parlant de cet Antichrist des temps de la fin, Jean décrit un temps où Jérusalem et les Juifs seront au centre de la persécution de cette bête, et où les chrétiens nés de nouveau seront appelés à se montrer vaillants et fidèles à leur Seigneur, dans une mesure jamais expérimentée, au moment où les puissances de l’enfer seront rassemblées contre eux (Apocalypse 12. 17 ; 14. 12).

L’Église sera exemptée de la colère de Dieu au moyen de l’enlèvement, colère qui  visera une humanité impie, au jour de la colère de l’Éternel. Cependant, l’Église ne sera pas exemptée de la persécution de Satan et de l’Antichrist, qui se produira auparavant pendant la grande tribulation, au moment où le nom de Dieu et son caractère seront sous attaques et blasphémés par toute la Terre.

Nous pourrions espérer, qu’à cette heure-là, les croyants brûleraient du désir de rester fermes, courageux et fidèles par amour sans retenue pour leur Sauveur, tout en sachant qu’une telle disposition pourrait mener à leur martyr.

En contraste, les Juifs sont avertis par le Seigneur, dans le cadre de son discours sur le mont des Oliviers, de fuir Jérusalem, au moment où l’abomination de la désolation déclenchera la grande tribulation (Matthieu 24. 14-16). Le Seigneur les avertit en raison du fait que les armées du monde vont converger vers Jérusalem, ce qui mènera à un bain de sang terrible (Luc 21. 20).

L’ordre de fuir n’est pas donné à l’Église croyante, dispersée de par le monde. Au contraire, l’Église bien-aimée est encouragée par son Seigneur à rester fidèle pendant la grande tribulation, en s’appuyant sur les promesses de son Maître : 

À l’église d’Éphèse, il a promis : « À celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu » (Apocalypse 2. 7). 

À l’église de Smyrne, il a promis : « Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours [peu de temps]. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie »  Apocalypse 2. 10).

À l’église de Pergame, il a promis : « À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée » (Apocalypse 2. 17).

À l’église de Thyatire, il a promis : « Ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne. À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations » (Apocalypse 2. 25, 26).

À l’église de Sardes, il a promis : « Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges » (Apocalypse 3. 5).

À l’église de Philadelphie, il a promis : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance [la persévérance, c’est la fidélité au Seigneur au milieu de la terrible adversité de la grande tribulation], je te garderai aussi à [ou « hors de » par l’enlèvement] aussi à l’heure de la tentation [les jugements des trompettes et des coupes du jour de l’Éternel] qui va venir sur le monde entier, pour éprouver [juger] les habitants de la terre » (Apocalypse 3. 10).

À l’église de Laodicée, il a promis : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu [en étant obéissant jusque dans la mort] et me suis assis [à la suite de son ascension] avec mon Père sur son trône » (Apocalypse 3. 21).

Le livre de l’Apocalypse est futuriste. Il s’agit de la révélation (« apokalupsis») de la puissance et de la gloire de Christ à la fin des âges (Apocalypse 1. 1). Les dangers pour chacune des sept églises et les promesses qui leur sont faites connaîtront leur accomplissement ultime pendant la grande tribulation.

L’appel urgent et répété à l’Église, pendant la grande tribulation, c’est d’être vainqueur, mais qu’est-ce que cela signifie ? Nous ne devrions pas être surpris du fait que c’est à l’apôtre Jean, qui a écrit le livre de l’Apocalypse, que nous devons la définition d’un vainqueur, définition qui fait autorité, dans sa première épitre :

Car tout ce [quiconque] qui est né de Dieu triomphe du monde [ce cosmos ou ce système ordonné, chapeauté par Satan] ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Qui est celui a triomphé du monde, sinon celui qui croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu ? — 1 Jean 5. 4, 5

D’après Jean, un vainqueur doit d’abord être « né de Dieu ». Ensuite, pour être né de Dieu, la personne doit montrer sa foi. Finalement, l’objet de cette foi, c’est de croire que le Fils de Dieu est venu, et dans un sens plus large, c’est de croire que, dans sa vie et par sa mort, il a accompli les choses que la Bible lui attribue.

Parmi ces choses, il y a la naissance virginale, sa vie sans péché, sa mort à notre place, sa résurrection corporelle, son ascension visible, son intronisation sacrificielle à la droite de son Père, et sa seconde venue à venir.

Dans les événements décrits au chapitre 13 de l’Apocalypse, le dragon (Satan), la bête qui monte de la mer (un empire revivifié sous l’autorité de l’Antichrist), et la bête qui monte de la terre (le faux prophète) vont exiger de l’humanité qu’elle adore l’Antichrist et blasphème Dieu et son Fils. Un thème majeur de la grande tribulation sera les blasphèmes contre Dieu de la part de Satan, de ses larbins démoniaques et de la grande masse de gens qui auront choisi de suivre Satan.

L’Antichrist et le faux prophète, habilités de la puissance de Satan, chercheront à authentifier leur faux message par des miracles et des prodiges très impressionnants. Puisque ce ne seront pas de simples « petits tours » de magie, un fort discernement sera requis, pour déterminer quoi et qui sera de Dieu et ce qui ne le sera pas. Aujourd’hui, la Terre souffre de famine, pas de pain, mais « la faim et la soif d’entendre les paroles de l’Éternel » (Amos 8. 11). Comme croyants vivant dans ce monde de péché, nous ne sommes pas prêts à confronter les défis uniques des derniers jours, et nous pourrions y être confrontés bientôt. Résister fidèlement aux demandes de Satan,
de l’Antichrist et du faux prophète, pendant la grande tribulation, résultera dans le martyr de nombreux croyants (Apocalypse 13. 6, 7).

Dans cet environnement, la grande masse de l’humanité (qui inclura des multitudes qui s’identifient comme chrétiens, mais qui ne savent rien de la grâce de Dieu, et qui, par conséquent, ne sont jamais « nés de Dieu ») succomberont rapidement et suivront Satan et l’Antichrist. Ils ne seront pas des vainqueurs.

La réalité choquante et tragique, c’est qu’à la fin des temps des centaines de millions d’hommes et de femmes choisiront volontairement Satan plutôt que Dieu, et l’Antichrist plutôt que le vrai Christ. Ce sera la manifestation ultime de la réalité selon laquelle l’humanité aime les ténèbres plus que la lumière, parce que ses œuvres sont mauvaises (Jean 3. 19).

En revanche, tous les croyants véritables, qui vivront pendant la grande tribulation, se verront accorder la grâce qui les rendra capables de rester fidèles, parce qu’ils sont « nés de Dieu ». Sans exception, ils seront des vainqueurs, selon la promesse divine (1 Jean 5. 5). Les croyants véritables ne céderont jamais devant l’Antichrist et refuseront sa marque.

Mais Dieu ne promet pas qu’être un vainqueur sera chose facile. Dans les paroles d’une hymne que nous chantons rarement, il est dit : 
« Certains au travers des eaux, certains au travers du déluge, certains au travers du feu, mais tous au travers du sang. » Quelle joie, quel privilège et quel honneur pour l’Église véritable lorsque lui sera donnée l’opportunité de demeurer fidèle à son Seigneur, au moment où toutes les flèches empoisonnées de l’enfer et la méchanceté collective d’hommes non régénérés seront dirigées contre notre Seigneur.

Au moment de sa première venue, alors que le Calvaire était proche, tous ont abandonné le Seigneur, incluant ses apôtres. En lien avec la seconde venue de Christ, au moment où Satan lancera sa dernière attaque et où le monde blasphémera le nom de Jésus, l’Église fera-t-elle demi-tour et partira-t-elle en courant ? Que Dieu nous en préserve !

En réfléchissant à ces choses, je suis profondément attristé du fait que plusieurs personnes, aussi bien intentionnées qu’elles soient, aient embrassé un système théologique manifestement non défendu par l’Église primitive, et clairement non entretenu dans les Écritures, et qui, dans un précédent historique, est vieux de moins de deux cent ans, système qui enseigne que l’Église sera enlevée avant la manifestation de l’Antichrist et avant que la grande tribulation se concrétise.

Nous chantons : « En avant, soldats chrétiens, marchant comme à la guerre, avec la croix de Jésus allant devant nous. » En même temps, nombreux sont ceux et celles qui, aujourd’hui, ne sont pas prêts à faire face à l’ennemi, alors qu’ils comptent plutôt être évacués avant que commence la bataille culminante.

En m’arrêtant à l’Église d’aujourd’hui, fondée sur la Bible, en Amérique en particulier, je ne peux m’empêcher de m’interroger, à savoir si comme chrétiens nous nous préparons à combattre comme le fait le soldat qui anticipe faire face au combat, en faisant montre
d’engagement, de diligence et de passion ? Est-ce que nous sommes faits de papier-mâché ou d’acier forgé ? Avançons-nous mécaniquement, en adoptant une cadence confortable, sans vrai sentiment que nous pouvons faire partie de la génération appelée
à livrer le dur combat qui se pointe à l’horizon ?

Peut-être est-ce là la raison pour laquelle l’Église, en Amérique du moins, outre quelques exceptions notables, est devenue de plus en plus non pertinente, froide et anémique, à cette heure de l’Histoire. La Parole de Dieu est une épée à deux tranchants, et je parle de moi-même et de mon propre péché, de mes propres défaillances et de ma propre superficialité, avant de parler des autres.

L’apôtre Paul a écrit : « Christ est ma vie, et mourir m’est un gain » (Philippiens 1. 21). Pour lui, le but de la vie, c’était Christ, et mourir, rien qu’une question de victoire. Oh ! puisse l’engagement passionné et inflexible de Paul envers Christ devenir nôtre ! Ce sont ici des paroles énergiques. Peut-être que certains pourraient les trouver offensantes d’un point de vue théologique ou être repoussés par ma franchise, mais le fait que l’heure soit très avancée exige de la franchise. Ma prière sincère, c’est que le corps de croyants, en Amérique et partout dans le monde, soit fortifié et revitalisé par la grâce de Dieu, afin d’être prêt pour ce qui frappera bientôt la Terre.

La bête qui monte de la mer

Le chapitre 12 de l’Apocalypse s’est terminé sur ces mots :
Et le dragon [Satan] fut irrité contre la femme [Israël], et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus.» — Apocalypse 12. 17

Le « reste de sa postérité », contre lequel le dragon ira faire la guerre pendant la grande tribulation, n’inclut pas seulement les Juifs ou les Gentils qui viendront à la foi en Christ pendant la soixante-dixième semaine de Daniel (les derniers sept ans de l’ère actuelle de l’humanité), mais aussi l’Église croyante qui sera encore sur la Terre à ce moment-là (Apocalypse 14. 12).

La théologie de remplacement n’a aucune légitimité dans la Parole de Dieu. De suggérer que l’Église a pris la place d’Israël n’est pas seulement une forme d’antisémitisme spirituel, mais pire encore et de beaucoup, c’est le déni de la fidélité de Dieu à ses promesses éternelles. Ceci dit, il faut aussi comprendre que toutes les bénédictions dont l’Église jouit lui sont accordées par l’entremise d’Israël et de son Fils incomparable.

C’est cette association qui placera les croyants parmi les Gentils, « le reste de sa postérité », dans la mire de la persécution de Satan dans les derniers jours. Certainement dans notre bien-aimée Amérique, nous sommes déjà témoins de plus en plus de tentatives de démanteler le christianisme, de réécrire le fondement judéo-chrétien de notre histoire et de réduire au silence ceux et celles qui revendiquent des
principes bibliques, et cela ira de mal en pis, et de beaucoup. De dire ce qui suit m’attriste, mais je crois que la persécution des Juifs et des chrétiens atteindra l’Amérique dans un avenir pas très éloigné.

Le Moyen-Orient constituera l’épicentre de la persécution, et en particulier Israël. Toutefois comme l’impact dramatique d’un puissant tremblement de terre centré profondément sous le fond océanique, une vague croissante de persécution déferlera sur la mer des nations et produira un tsunami massif. De toute évidence, certaines parties du monde seront touchées plus sévèrement que d’autres par cette vague de persécution.

Cependant, l’attaque de Satan contre les croyants, pendant la grande tribulation, sera tellement réussie que le Seigneur a enseigné, en Matthieu 24, verset 22 : Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé [ce qui veut dire que personne ne survivrait à la persécution de la part de l’Antichrist] ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.

Satan n’attaque pas le monde non sauvé, sauf dans la sphère d’expansion de sa base de pouvoir politique. Il désire l’adoration et l’allégeance du monde non sauvé, alors qu’il est animé de l’intention d’en faire des sujets de son royaume de ténèbres. Ils cherchent
les croyants dont l’adoration et l’allégeance lui échappent.

Si Dieu n’intervient pas directement, en abrégeant la durée de la grande tribulation, aucun croyant ne survivra à l’assaut de Satan (Matthieu 24. 22). Mais Dieu, dans sa grande grâce, interviendra ; il abrégera la durée de la grande tribulation à l’approche du jour de l’Éternel (Matthieu 24. 29, 30).

La soixante-dixième semaine de Daniel se divise en trois parties (et non deux, tel que cela est souvent enseigné), soit le commencement des douleurs, la grande tribulation et le jour de l’Éternel. Le Seigneur les a clairement identifiées en Matthieu 24.

Un jour, il a enseigné à ses disciples de « se charger de sa croix [la leur], et qu’il me suive » (Matthieu 16. 24). Il n’enseignait pas que tous ont une croix à porter, tel que cela est souvent suggéré, mais que, si quelqu’un n’est pas prêt à mourir, être martyr pour lui dans un temps futur, si la situation se présente, il n’est pas digne de vivre [être un disciple] pour lui aujourd’hui.

Le christianisme authentique n’est pas quelque chose qui se vit sur la pointe des pieds, de politiquement correct et de croyances faciles. Les chrétiens sont appelés à être audacieux, fermes et courageux, prêts à suivre leur Sauveur peu importe où mène la bataille, même si, à un moment donné, cela peut leur coûter la vie. Si nous craignons de partager le merveilleux évangile de Jésus-Christ avec les membres de notre famille, nos amis, nos voisins et nos collègues de travail, quelle sorte de soldats serons-nous demain, lorsque les choses seront difficiles et que nous serons appelés à tenir ferme pour la vérité, au moment où nous aurons beaucoup plus à perdre ?

Rien d’étonnant que la génération X et ceux de la génération du millénaire sont portés à s’endormir dans de nombreuses églises, parce qu’on ne les place devant aucun défi biblique légitime. Les programmes contemporains toujours grandissants peuvent attirer la jeunesse, mais ils ne constituent pas un substitut à un appel biblique à un engagement total. Les programmes contemporains, axés sur ceux qui cherchent, peuvent accroître un auditoire, mais ceux-là seuls ne suffisent pas pour former des disciples.

Le terme grec traduit « martyr » porte le sens d’être un témoin fidèle, même si cela mène à la mort. De toute évidence, le martyr n’a rien de plaisant, ni quelque chose que nous recherchons. Néanmoins, l’appel de Christ à tous ses vrais fils et filles les enjoints de tenir ferme et de rester fidèles, peu importe ce qu’il en coûtera. 

Cet appel aux croyants est absolument crucial, à la lumière des paroles de l’apôtre Jean :
Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème » — Apocalypse 13. 1 

Comme c’est sinistre ! Comme c’est alarmant ! Une bête grotesque ayant sept têtes et dix cornes, la bête démoniaque la plus puissante de l’histoire qui émerge de nouveau du milieu des nations du monde, par la puissance de Satan, en vue de livrer une guerre diabolique contre ceux et celles qui refuseront de prêter allégeance à la bête, choisissant plutôt de suivre Christ !

Ce serait formidable de pouvoir dire à tous les croyants, à ce moment-là : « Le temps est venu d’aller à la guerre ! Tirez votre épée de son fourreau et tuez cette bête aux sept têtes et aux dix cornes », mais la réalité est tout autre ; la bête est trop forte pour nous. Par conséquent, nous devons laisser notre Roi s’en occuper. Nous sommes responsables de rester forts, en demeurant fidèles à Christ.

C’est le dragon (Satan) du chapitre 12 qui mande la bête « qui monte de la mer » à l’assister dans son assaut sans réserve contre Dieu et ses rachetés. L’expression « de la mer » fait probablement référence aux nations des Gentils (Apocalypse 17. 1, 15).

Premièrement, il est dit que la bête a sept tètes. Il importe de comprendre que ces sept têtes symbolisent des empires du passé que Satan a utilisés, soit pour assimiler le peuple juif, soit pour l’anéantir, au cours de son histoire. En cherchant à détruire le peuple choisi de Dieu et la semence promise (Jésus-Christ), qui viendrait de ce peuple, Satan croyait pouvoir contrecarrer le plan de rédemption de Dieu, par lequel il apporterait le salut en ce monde par le travail accompli par Christ à la croix. Deuxièmement, les dix cornes de la bête représentent dix nations qui s’uniront, dans un temps futur, pour former un empire final revivifié de la bête.

Troisièmement, la bête est coiffée de dix couronnes. Elles symbolisent les dix rois des dix nations qui donneront volontairement leur autorité à une personne qui règnera sur eux, l’Antichrist.

Jean poursuit sa description avec l’image de trois animaux. Aucun animal à lui seul ne peut offrir avec précision l’apparence de cette bête, parce qu’il n’en existe pas qui puisse en refléter complètement le caractère. C’est pour cette raison que la bête est décrite comme un composite. Jean a écrit : « La bête que je vis était semblable à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion » (Apocalypse 13. 2).

C’est le dragon (Satan) du chapitre 8 qui appelle la bête « qui monte de la mer » pour qu’elle l’assiste dans son assaut, sans retenue, contre Dieu et ses rachetés.

PREMIÈREMENT, il est dit que la bête a sept têtes. Il importe de comprendre que ces têtes symbolisent des empires que Satan a utilisés dans une tentative… d’éliminer le peuple juif.

DEUXIÈMEMENT, la bête est coiffée de dix cornes. Elles représentent dix nations futures qui s’uniront, afin de former un empire de la bête revivifié.

TROISIÈMEMENT, la bête compte dix couronnes. Ces couronnes symbolisent les dix rois de ces dix nations qui donneront volontairement leur autorité à une seule personne… l’Antichrist.

Cela nous rappelle immédiatement les bêtes de Daniel 7, bien qu’elles soient ici présentées en ordre inverse. Le léopard, c’est l’agilité et la vitesse de l’armée de l’empire grec d’Alexandre le Grand. Les pieds d’un ours sont représentatifs de la puissance de l’empire médo-perse, sous le caractère d’exploitation forestière, et la gueule d’un lion représente la férocité de l’empire babylonien de Nabuchodonosor.
En parlant de la bête, on apprend que : « le dragon lui donne sa puissance, son trône, et une grande autorité » (Apocalypse 13. 2b). Jean a vu l’une des sept têtes « comme blessée à mort » (Apocalypse 13. 3), expression qui utilise les mêmes mots grecs que dans le cas de Christ, alors qu’il écrit de l’Agneau « comme immolé » (Apocalypse 5. 6).

Si Jésus à la croix est vraiment mort (et c’est le cas), on doit conclure que l’une des têtes de la bête est vraiment morte. Mais plus que cela, Jean nous dit que « sa blessure mortelle fut guérie » (Apocalypse 13.3). Cela ne peut faire référence qu’à une restauration à la vie. Certaines personnes ne veulent pas attribuer ce pouvoir à Satan, mais je crois que c’est le cas.

Puisqu’une tête de la bête peut faire référence tant à un royaume qu’à un roi, on doit poser la question suivante : « Qui ou qu’est-ce qui est mort et qui a été ramené à la vie?». Le texte fait-il référence à un des sept royaumes sur lesquels règne la bête comme un royaume qui est mort et qui existe de nouveau, ou s’agit-il d’un roi qui est mort et qui a été ramené à la vie ? »

Ça me semble clair que c’est la revivification d’un ancien empire qui est en vue ici, mais c’est possible que l’Antichrist lui-même, comme roi, soit aussi en vue et que sa restauration à la vie sera observable par les masses. Comme résultante de cette restauration à la vie, Jean a écrit : « Remplie d’admiration, la terre entière suivit la bête » (Apocalypse 13. 3c).

En réponse à des questions posées à répétitions, Jésus a dit aux leaders juifs que le signe (miracle ou merveille), qui authentifierait tout ce qu’il a fait dans sa vie et qu’il ferait dans sa mort, serait sa résurrection (Jean 2. 18-21). Par conséquent, Satan pourrait y aller d’une fausse résurrection pour  authentifier son faux message touchant l’Antichrist. Alors que Jésus a été ressuscité, pour ne plus jamais mourir, l’Antichrist sera élevé d’entre les morts, mais il mourra éventuellement, et il sera jeté dans l’abîme pour l’éternité (Apocalypse 19. 20).

Nous ne pouvons que nous arrêter aux commentaires du Seigneur, dans le cadre de son discours sur le mont des Oliviers, lorsqu’il a dit : « Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ, et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24. 4, 5).

Et à nouveau, il a dit : « Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront  de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus » (Matthieu 24. 24). Quel plus grand faux signe pourrait-il y avoir que la résurrection  d’une personne d’entre les morts ?

Comme résultat de ces choses, on nous dit :
Et ils [la masse de l’humanité] adorèrent le dragon [Satan], parce qu’il avait donné l’autorité à la bête [l’Antichrist], en disant : Qui est semblable à la bête et qui peut combattre contre elle ? Apocalypse 13. 4

Il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. — Apocalypse 13. 7

Le monde adorera, sauf pour une exception très importante. Tous adoreront la bête, « ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau, qui a été immolé dès la fondation du monde » (Apocalypse 13. 8). La puissante vérité ici révélée, c’est que ceux dont le nom a été écrit dans le livre de vie de l’Agneau, qui a été immolé dès la fondation du monde n’adoreront pas l’Antichrist.

Dans les deux instances, l’idée, c’est que le sujet discuté est extrêmement important. Conséquemment, ne ménagez aucun effort pour comprendre, parce que Satan ne ménagera pas les siens pour empêcher l’Église de comprendre.

Soudainement, nous sommes au bénéfice d’une promesse de justification juste et de justice divine avec les paroles suivantes : « Si quelqu’un est destiné à la captivité, il ira en captivité ; si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée » (Apocalypse 13. 10a). 

C’est là la manifestation ultime de la peine capitale ; un œil pour un œil, et une dent pour une dent. Pas de place pour des excuses, et il n’y a aucune exception.

Ceux qui auront persécuté ou tué des fils et des filles de Dieu verront soudainement un renversement des rôles. Ce que les non sauvés ont fait aux croyants, Dieu leur fera. Ce n’est pas une question de vengeance, mais de justice. « C’est ici la persévérance [ou patience] et la foi des saints » (Apocalypse 13. 10b).

Deux choses sont en vue. Premièrement, la patience, c’est-à-dire rester fidèle à Dieu au milieu d’une forte pression et d’une grande adversité.  Ce qui est clairement en vue, c’est la persécution directement associée à la grande tribulation.

La deuxième chose, c’est la foi ; c’est l’âme qui se repose dans la suffisance de la preuve. C’est prendre Dieu au mot, soutenu par la conviction inébranlable que ce qu’il a promis, il l’accomplira, même si le monde et toutes les puissances de l’enfer sembleront conspirer contre cet accomplissement.

Ensuite, sans avertissement, Jean a dit : « Puis je vis monter de la terre une autre bête » (Apocalypse 13. 11). 

Quel choc ! C’est presque à vous couper le souffle ! La première bête n’était-elle pas suffisamment dévastatrice ? Et voilà que nous  sommes confrontés à une seconde bête. La première bête (l’Antichrist) monte de la mer ; ce sera un Gentil. La seconde bête (le faux prophète)  monte de la terre (probablement Israël), et il s’agira fort probablement d’un Juif. Comme l’Antichrist, elle sera aussi habilitée de la puissance du dragon (Satan) pendant trois ans et demi.

Satan compte maintenant son équipe méchante et démoniaque pour sa tentative finale de prendre les rênes de la Terre. Mais la question demeure : Quelle stratégie emploiera-t-il pour accomplir son travail diabolique ? Je vous partagerez la réponse, tirée de la Parole de Dieu, dans le cadre du prochain message de la série « Enlèvement et colère».

Première partie : Enlèvement et colère : prêts ou non ?
Deuxième partie : Un rouleau scellé de sept sceaux : la clé qui dévoile la chronologie des derniers jours
Troisième partie : Le sceau sur ses serviteurs et le salut des saints
Quatrième partie : Silence dans le ciel avant que Dieu parte à la guerre
Cinquième partie : Je vis un autre ange puissant – Apocalypse 10
Sixième partie : Une femme merveilleuse et un dragon terrible – Apocalypse 12
Septième partie : Une bête qui monte de la mer – Apocalypse 13. 1-10

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