Ce blog a été traduit en français et a été initialement publié en anglais par  
Friends of Israel Gospel Ministry.  

L’accroissement troublant du « préterisme » 
et de l’abandon de la prophétie biblique 

par Dan Price
directeur de International Ministries et enseignant biblique pour The Friends of Israel Gospel Ministry

Saviez-vous que certaines personnes croient vraiment que le retour de Jésus a déjà eu lieu ? Ces personnes sont appelées des 
« préteristes », du terme latin  « preter »  qui signifie « passé ».  Elles croient que toutes les prophéties bibliques (ou presque) ont déjà connu leur accomplissement.

Sous sa forme la plus extrême, le préterisme affirme que Jésus est revenu sur la terre, qu’il n’y aura pas de résurrection des morts future, et que nous vivons aujourd’hui une version spiritualisée des nouveaux cieux et de la nouvelle terre. Les préteristes maintiennent ces points de vue, parce qu’ils n’adhèrent pas à une interprétation littérale, historique et grammaticale des Écritures. Remarquablement, le préterisme est en hausse au sein des églises américaines, et les chrétiens devraient être conscients de certains des problèmes en jeu.

Qu’est-ce que le préterisme ?

Il en existe deux versions.

Le préterisme complet enseigne que toutes les prophéties bibliques ont trouvé leur accomplissement aux environs de l’an 70 après J.-C. et que toutes les prophéties concernant le jugement de Dieu dans Matthieu 24, le livre de l’Apocalypse, et autres, décrivent des événements relatifs à la guerre entre Rome et le peuple juif qui a mené à la destruction de Jérusalem et du second temple, en l’an 70.

Les préteristes enseignent que ces prophéties décrivent le rejet divin d’Israël et du peuple juif. Le préterisme complet conclut que, puis que certains passages parlent d’une fin pour « bientôt », ces prophéties se devaient de s’accomplir au cours de la vie des disciples de Jésus, incluant les prophéties qui parlent du jugement de Dieu contre les nations, du retour de Christ, et de la création des nouveaux cieux et de la nouvelle terre. 

C’est de l’hérésie, parce que les tenants de ce point de vue rejettent la seconde venue future de Christ, ils disent que nous ne devrions pas nous attendre à voir qui que ce soit ressusciter, et ils maintiennent que l’état actuel du monde en constitue la forme finale.

Le préterisme partiel (le préterisme orthodoxe) essaie d’éviter les faiblesses du préterisme complet. Parmi ses défenseurs les plus connus, on retrouve Gary DeMar, Kenneth Gentry, et R.C. Sproul, aujourd’hui décédé. Cette version du préterisme enseigne que la plupart des prophéties ont déjà trouvé leur accomplissement, mais que celui des prophéties des chapitres 20 à 22 de l’Apocalypse est encore à venir. En d’autres mots, les tenants de cette version du préterisme reconnaissent la difficulté d’affirmer que Dieu a conclu tous ses plans dans le passé.

La plupart des préteristes partiels deviennent des post-millénialistes (Jésus reviendra après le millénium) ou des a-millénialistes (il n’y a pas de millénium), et ils enseignent fréquemment la théologie de remplacement, selon laquelle Dieu a remplacé Israël par l’Église. 

Soyez conscients du danger

Le danger que pose le préterisme est triple :

1. Il nie l’interprétation littérale des Écritures. Intentionnellement, les préteristes emploient des interprétations allégoriques pour expliquer
plusieurs des symboles que l’on trouve dans les chapitres 4 à 19 de l’Apocalypse. Par exemple, les bêtes du chapitre 13 ne sont pas l’Antichrist et le faux prophète, mais plutôt des symboles représentatifs de l’empereur Néron (54-68 après J.-C.). Les tenants du préterisme partiel passent d’une méthode d’interprétation à une autre pour les trois derniers chapitres (20 à 22), et ils affirment arbitrairement que leur
accomplissement est futur, bien qu’ils ne croient pas dans leur accomplissement littéral total.

Toute interprétation allégorique brouille les cartes. Toutefois, la discipline de l’interprétation littérale, correctement appliquée pour tous les genres dans les Écritures, dont la prophétie, mène à une compréhension systématiquement claire et convaincante de ce que le texte voulait dire pour l’auditoire original et ce qu’il veut dire pour nous aujourd’hui. Nous n’avons pas à nous perdre dans la subjectivité d’un océan de symbolisme et d’allégories.

2. Il mène à une forme insipide d’antisémitisme chrétien. Les préteristes affirment que les prophéties touchant un jugement universel ont trouvé leur accomplissement au moment de la destruction de Jérusalem, en l’an 70, comme si Israël avait constitué alors la vraie cible de Dieu. Cependant, la conclusion évidente qui se dégage de Daniel, de Matthieu 24 et 25, de l’Apocalypse, et d’autres prophéties, c’est que Dieu va juger toutes les nations de la terre au travers des événements de la Tribulation, et pas seulement Israël. Malgré la certitude des préteristes à cet égard, on ne trouve rien dans la Bible à l’effet que Dieu aurait déjà jugé et rejeté Israël, et les conclusions d’une telle interprétation restent bien loin de la portée du jugement décrit dans ces prophéties.

Les préteristes affirment que le livre de l’Apocalypse a été écrit pour donner de l’espérance aux chrétiens dans les jours difficiles de la guerre entre Rome et le peuple d’Israël. Mais quelle conclusion un chrétien devrait-il tirer aujourd’hui de la lecture de ce livre, si cela était vrai ? La conclusion selon laquelle il est acceptable pour un chrétien de mépriser les Juifs, parce que Dieu a jugé et rejeté Israël, et qu’il s’est  choisi un nouveau peuple pour lui-même : l’Église.

Ce raisonnement a mené, à répétitions, des chrétiens à participer aux pogroms, aux expulsions et aux meurtres d’innombrables Juifs au cours de l’histoire. Les Écritures n’enseignent pas que Dieu a rejeté ou mis à l’écart Israël en faveur de l’Église.

3. Il interprète mal les messages importants. Les préteristes utilisent deux arguments de base en soutien de leurs croyances à l’effet que
toutes les prophéties ont trouvé leur accomplissement : (1) ils affirment que Jésus a enseigné (en Matthieu 16. 28 ; 10. 16-25 ; 24. 1-51 ; Apoc. 1. 1 ; 22. 6, 7) que tout trouverait son accomplissement au cours de la vie des douze disciples ou de celle de leur génération, et ils affirment que le livre de l’Apocalypse a été écrit en l’an 65 après J.-C.

Premièrement, leur interprétation de ces passages est fortement disputée. Jésus n’enseignait pas qu’il reviendrait au cours de la vie des disciples, sinon il aurait menti. Généralement parlant, il affirmait l’existence continue du peuple juif jusqu’aux temps de la fin. Il ne les abandonnait pas, et ils feront partie de ses plans.

Deuxièmement, pratiquement tous les érudits sont d’accord que le livre de l’Apocalypse a été écrit dans les années 90 après J.-C., sous le
règne de Domitien, tel qu’attesté par les pères de l’Église. Pour réponde de façon satisfaisante à l’affirmation de Jean selon laquelle il écrivait une « prophétie » (Apoc. 1. 1), les préteristes argumentent que le livre a été écrit en l’an 65 et qu’il a parlé de la destruction de Jérusalem en l’an 70 après J.-C. En souscrivant à leur interprétation, cela signifierait que l’écrit de Jean raconte l’histoire vécue et qu’il n’a rien de prophétique.

La prophétie est toujours donnée pour donner de l’espérance aux lecteurs, soit l’espérance que Dieu va faire ce qu’il a dit qu’il ferait , l’espérance que, en dépit de la douleur et de la souffrance que nous vivons, Dieu compte un plan pour l’emporter, l’espérance que Dieu introduira justice et guérison pour notre monde déchiré. Quelle espérance Dieu nous offre-t-il aujourd’hui, si le livre de l’Apocalypse ne dit rien au sujet de l’avenir ?

Jésus revient ! Il reste une seconde venue à venir, et lorsqu’il reviendra sur cette terre, tout œil le verra. Personne ne pourra se méprendre quant à son entrée remarquée : « Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées. Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire » (Matthieu 24. 29, 30).

Non, nous ne sommes pas inconsciemment, d’une certaine façon, passés de la terre actuelle à de nouveaux cieux et à une nouvelle terre, et nous ne sommes pas entrés dans le royaume millénaire. L’avenir de Dieu, tant pour Israël que pour l’Église, tient du génie stupéfiant, alors que Dieu travaille à la rédemption des Juifs et des Gentils par Jésus, le Messie.

letempsestcourt.org

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Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, 
pour rendre à chacun selon ce qu'est son oeuvre. (Apocalypse 22. 12)
Puis il dit: Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. (Marc 4. 9)

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